Claire dirige un cabinet d'expertise comptable de six personnes, une quinzaine de nouveaux clients par mois. Claire est un personnage fictif, mais son obligation est bien réelle, et sa facture est calculée sur notre vraie grille tarifaire.
Assujettie comme une banque, outillée avec une photocopieuse
Experts-comptables, commissaires aux comptes, avocats, notaires, agents immobiliers : le code monétaire et financier les assujettit aux obligations de lutte contre le blanchiment (LCB-FT), dont l'identification du client et la vérification de son identité à l'entrée en relation d'affaires. En pratique, dans la plupart des cabinets, cette vérification est une photocopie de carte d'identité rangée au dossier : elle ne détecte pas un faux correct, et elle crée une pièce sensible à conserver des années, avec les obligations RGPD qui vont avec.
Ce que change le portefeuille européen
L'identité du portefeuille est émise par l'État et signée cryptographiquement : la vérifier prend quelques secondes et ne laisse aucune photocopie derrière elle. Le règlement européen anti-blanchiment de 2024 reconnaît explicitement le portefeuille comme moyen de vérification d'identité pour l'entrée en relation : la photocopie devient le choix par défaut d'hier, pas la référence de demain.
Côté cabinet, l'outillage tient en un lien : avant le premier rendez-vous, le client reçoit un lien de vérification (la page hébergée Todis), approuve dans son portefeuille la demande des quatre attributs utiles (nom, prénom, date de naissance, nationalité), et le cabinet récupère les valeurs vérifiées à consigner au dossier de vigilance. Rien à installer, rien à stocker, et le résultat est opposable : une signature d'État, pas une impression.
La facture, précisément
Quinze entrées en relation par mois, à deux appels facturés chacune (créer le parcours, confirmer le résultat), font 360 requêtes par an : trois blocs Starter de 125 requêtes, 30€ par an, sans abonnement. Le bloc ne s'épuise qu'à l'usage, un cabinet plus petit descend à 10€.
| Approche | Coût pour 180 dossiers/an | Ce que ça laisse au cabinet |
|---|---|---|
| Photocopie au dossier | aucun coût apparent | aucune preuve d'authenticité, des pièces sensibles à garder |
| Contrôle documentaire externalisé | ~270€ (~1,50€ le dossier) | une analyse d'image, des délais |
| Todis, blocs Starter | 30€ | des attributs vérifiés cryptographiquement, rien à stocker |
Environ dix fois moins cher que le documentaire, au prix d'une ligne de fournitures de bureau : la vigilance d'entrée en relation cesse d'être un arbitrage.
Et le calendrier ?
Même transparence que d'habitude : les portefeuilles arrivent dans les mains des clients d'ici fin 2026 et 2027, et les registres de relying parties ouvrent au 24 décembre 2026. Un cabinet qui met le lien de vérification dans son parcours d'accueil dès maintenant, testé sur l'écosystème de référence européen, aura la vigilance la plus simple de sa profession au moment où ses clients auront tous un portefeuille en poche.
Sources : code monétaire et financier, articles L561-2 (personnes assujetties) et L561-5 (identification à l'entrée en relation) ; règlement (UE) 2024/1624 (anti-blanchiment, entités assujetties et vérification d'identité) ; règlement (UE) 2024/1183 (eIDAS 2.0) ; grilles publiques des prestataires de vérification documentaire (par exemple Stripe Identity, environ 1,50€ la vérification) ; tarifs Todis.